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Séminaire des échanges

La folie des hommes, la liberté et la haine

par Guy Briole

Il y a toujours quelque chose de la folie qui échappe à la science et à la société. Quelque chose de ce fou qui ne peut être réduit. Et si, à la fin, il peut conserver une part de liberté c’est en soutenant une parole. Cette dernière, comme le rappelle Lacan, garde toujours sa “ valeur d’échange ”[1] et, en ce sens, cela nous concerne tous donc, aussi, le psychanalyste du XXIe siècle.

Quand la parole est attaquée et empêchée dans son rôle civilisateur, c’est la violence qui s’impose. Freud comme Lacan ont souligné que ce qui constitue le facteur unificateur des masses c’est l’amour. Mais nous ne devons pas oublier l’autre face de la médaille : la haine. Nous trouvons là ce qui se déploie méthodiquement et patiemment dans le monde actuel : c’est comme si la haine savait attendre son heure avant de produire ses ravages dans le monde civilisé.

Quant au psychanalyste, il n’a pas à se conformer à la réalité de son époque mais à se tenir au plus près du « tu es ce que tu fais ». Ainsi, parler de politique de la psychanalyse conduit à l’analyste et à sa conception de l’acte, tout autant dans sa praxis que dans la société où il l’exerce.

 

[1] Lacan J., « Fonction et champ de la parole et du langage », Écrits, Seuil, Paris, 1966, p. 251.

Infos pratiques

Date

12 Avr 2025

Heure

15h00 - 17h00