MENU

Organisateur

ACF en Aquitaine
Email
acf.dr-aquitania@causefreudienne.org

Usages de la lettre

Lire, écrire. Chacun rencontre ce moment. Joie ou tristesse l’accompagnent. Qu’il résonne encore ou qu’il soit refoulé, une inscription a eu lieu. Des symptômes éclosent, chacun y répond à sa manière.

Usages de la lettre, un singulier et un pluriel, inattendus. Ou l’inverse : plusieurs lettres pour un usage. Gardons plutôt : une lettre pour plusieurs usages, c’est notre hypothèse. La lettre, déjà là, nous tend la main, prête à servir, si l’on y consent : l’arracher du corps, l’assembler pour quelques lignes, pour une phrase. Pour un poème, pour un roman ? La première adresse c’est l’infans qui la reçoit, de la part de ceux qui l’ont mis au monde. A lui, à présent, d’en accuser réception pour y faire un premier retour.  Et puis adresser son message. Lettre et signifiant se lient pour parler, échanger, discuter, nouer des liens, la vie quoi. Les lettres, les mots s’enchaînent, un sens va naître, celui dont il pense que l’autre va le comprendre : premier malentendu. Ce n’est pas si simple, il y a des écueils, des fêlures, des achoppements. S’adresser à un psychanalyste pourra être une solution : tenter d’éclipser le sens, s’en tenir à la lettre.

D’où vient le symptôme ? De la langue, du corps, d’une première inscription, avec des ratés. Délier la lettre du signifiant, n’est-ce pas ce que nous apprennent les artistes, les écrivains, les poètes ? Lacan les scrute, les lit. La lettre, au-delà du sens, résonne dans sa matérialité. Le sens se défait, n’en reste que le trognon qui prendra pour noms : lalangue, objet a, non sens. Dès lors le parlêtre s’amarre à l’objet et la lettre fait bord entre symbolique et réel. Elle devient  littorale

Le symptôme n’est plus à interpréter mais à lire. C’est une écriture, l’interprétation devient lecture, et c’est à lire la sienne que l’analysant est conduit.

Si l’acte analytique est premier, Lacan a su inventer un outil qui fasse lien social, le cartel, le plus petit en nombre mais le plus efficace quant à produire.

Pour cette rentrée des cartels, trois textes : Camille Gérard sur la fonction du cartel, Jean-Michel Fauché sur sa lecture d’un poème de Henri Michaux, Comme pierre dans le puits, et Estelle Planson avec le Lol V. Stein de Marguerite Duras.

 

A la fin de la matinée un tirage au sort permettra la création de nouveaux cartels

 

Beatriz Vindret, membre de ECF et de la commission des cartels de l’Ecole nous accompagnera tout au long de la matinée.

 

Entrée libre

Infos pratiques

Date

10 Oct 2026

Heure

10h00 - 13h00